IDEXX SDMA

Les chats hyperthyroïdiens et le test IDEXX SDMA

La SDMA n'est pas affectée par la perte de masse musculaire. 
La créatinine diminue avec la perte de masse musculaire.

L'hyperthyroïdie est une maladie qui touche principalement les chats âgés, population souvent concernée également par la maladie rénale.

L’hyperthyroïdie peut masquer la maladie rénale,1 ce qui en complique l’évaluation clinique. Il n’existait jusqu’à présent aucun test courant fiable pour évaluer la fonction rénale chez les chats atteints d'hyperthyroïdie.2

La perte musculaire liée à l'hyperthyroïdie féline entraîne une sous-production de créatinine, substance dérivée des muscles, ce qui en fait un indicateur non fiable de la fonction rénale dans ce contexte. De plus lors d’hyperthyroïdie, l’hyperfiltration résultant du métabolisme accru entraine elle aussi une baisse de la créatininémie.

Le test IDEXX SDMA n'est pas influencé par la perte de poids ni par la perte de masse musculaire et n'est que légèrement atténué par l'hyperfiltration,3 ce qui en fait un indicateur beaucoup plus fiable de la fonction rénale des chats hyperthyroïdiens.4

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Plus fiable


Lors de l’examen de 1 959 chats, les concentrations de créatinine ont chuté alors que les concentrations de SDMA sont restées relativement inchangées. La SDMA a donc permis de déceler de manière significative plus de chats présentant une dysfonction rénale. Lorsqu’il était fourni, le poids corporel moyen avait décliné de manière significative dans cette population de chats.

Chez les chats hyperthyroïdiens, la créatinine diminue avec la perte de masse musculaire, ce qui en fait un mauvais indicateur pour détecter une maladie rénale sous-jacente.

La SDMA* n'est pas affectée par la perte de masse musculaire des chats hyperthyroïdiens, ce qui en fait un indicateur plus fiable d'une maladie rénale sous-jacente.

Résultats de recherche


La SDMA est un indicateur plus fiable que la créatinine dans l’évaluation de la fonction rénale chez les chats hyperthyroïdiens. Afin de démontrer la stabilité de la SDMA dans un contexte à la fois de perte musculaire et d’hyperfiltration, une large étude rétrospective, comparant les dosages de créatinine et de SDMA, a été menée auprès d’une population de chats de plus de 5 ans. Cette analyse a également comparé le nombre de chats atteints de la maladie rénale identifiés par la créatinine au nombre de chats atteints de la maladie rénale identifiés par la SDMA.

La prévalence de la maladie rénale a été évaluée au sein d'une population féline globale et comparée à une population féline atteinte d'hyperthyroïdie.

Au sein de la population féline globale : La créatinine a dépassé l'intervalle de référence chez seulement 14 % des chats; la SDMA a dépassé la valeur seuil chez 27 % (figure 1). Ces résultats sont en accord avec les conclusions de nombreuses études ayant démontré que la SDMA, dans la mesure où il s’agit d’un marqueur d’identification précoce, est susceptible de détecter la maladie rénale même lorsque la créatinine est normale.3–7 Ces conclusions suggèrent qu'en utilisant le test IDEXX SDMA, les vétérinaires seront en mesure de diagnostiquer 2 fois plus de patients atteints de la maladie rénale dans la population féline.

Au sein de la population féline hyperthyroïdienne : La proportion de chats dont la créatinine est supérieure à l’intervalle de référence a considérablement diminué, passant de 14 % dans la population globale, à 3,5 %; alors que dans le même temps, la proportion de chats avec une SDMA supérieure à la valeur seuil reste similaire à celle de la population globale, à savoir 20,6 % (figure 2).

Cette analyse de données rétrospectives conséquente a démontré l’impact considérable de l’hyperthyroïdie du chat sur les résultats de la créatinine. La chute de la créatinine est due à la perte de masse musculaire ainsi qu’à l’hyperfiltration, alors que les résultats de SDMA n’ont été que légèrement impactés par les effets de l’hyperfiltration.

Conclusion : Par rapport à la créatinine, le test IDEXX SDMA a identifié de manière fiable une maladie rénale chez 6 fois plus de chats. La créatinine n’a pas permis de diagnostiquer 82 % des chats hyperthyroïdiens que le test IDEXX SDMA a identifié comme étant atteints de la maladie rénale.

Tableaux de prévalence


Références

  1. Williams T. Chronic kidney disease in cats with hyperthyroidism. Clin Brief. Sept 2015:10–12.
  2. Jepson R. Feline hyperthyroidism and chronic kidney disease. In: Proceedings from the BSAVA Congress; April 9–12, 2015; Birmingham, UK.
  3. Données au dossier, IDEXX Laboratories, Inc., Westbrook, Maine USA.
  4. Hall JA, Yerramilli M, Obare E, Yerramilli M, Yu S, Jewell DE. Comparison of serum concentrations of symmetric dimethylarginine and creatinine as kidney function biomarkers in healthy geriatric cats fed reduced protein foods enriched with fish oil, L-carnitine, and medium-chain triglycerides. Vet J. 2014;202(3):588–596.
  5. Hall JA, Yerramilli M, Obare E, Yerramilli M, Melendez LD, Jewell DE. Relationship between lean body mass and serum renal biomarkers in healthy dogs. J Vet Intern Med. 2015;29(3):808–814.
  6. Hall JA, Yerramilli M, Obare E, Yerramilli M, Jewell DE. Comparison of serum concentrations of symmetric dimethylarginine and creatinine as kidney function biomarkers in cats with chronic kidney disease. J Vet Intern Med. 2014;28(6):1676–1683.
  7. Hall JA, Yerramilli M, Obare E, Yerramilli M, Almes K, Jewell DE. Serum concentrations of symmetric dimethylarginine and creatinine in dogs with naturally occurring chronic kidney disease. J Vet Intern Med. 2016;30(3):794–802.

*Diméthylarginine symétrique.

†La maladie rénale a été identifiée chez 72 chats hyperthyroïdiens sur la population féline globale totale (n = 2 000), ou 3,5 % avec la créatinine uniquement. Tandis que la maladie rénale a été identifiée chez 412 chats hyperthyroïdiens sur la population féline globale totale, ou 20,6 % en ajoutant le test IDEXX SDMATM. Cela signifie que la créatinine seule a manqué 340 chats hyperthyroïdiens atteints de maladie rénale, ou 82 %.