IDEXX SDMA

Foire aux questions sur la SDMA

Les questions les plus fréquemment posées :

Trois caractéristiques-clés rendent le test IDEXX SDMA plus fiable que la créatinine.

  • Biomarqueur de la fonction rénale
    La diméthylarginine symétrique (SDMA) est excrétée par les reins. La SDMA reflète plus précisément le taux de filtration glomérulaire chez les chiens et les chats.1-3,6
  • Plus tôt que la créatinine
    La SDMA augmente dès qu’il y a 25% de perte de la fonction rénale,1 rendant ainsi la SDMA plus fiable lors de lésion rénale aiguë ou active et lors de maladie rénale chronique. 1-3 La créatinine ne peut identifier un problème rénal que lorsque 75% de la fonction rénale est perdue.2,3
  • Specific for kidney function
    La SDMA est moins influencée par des facteurs extra-rénaux que la créatinine, incluant la condition corporelle, l’âge avancé et la présence de maladie concomitante.4,5

La SDMA n’est également pas affectée par la masse musculaire, la rendant ainsi plus fiable pour évaluer la fonction rénale chez les animaux avec une maladie rénale chronique ou autres conditions résultant en une perte pondérale et musculaire, tel lors d’hyperthyroïdisme.4,5

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La SDMA est un outil plus fiable pour évaluer la fonction rénale et ses résultats devraient être évalués en premier, soit avant la créatinine. Cependant, la créatinine demeure toujours un complément à la SDMA pour évaluer la fonction rénale. Une évaluation complète des reins devrait inclure une anamnèse détaillée, un examen physique complet et l’évaluation d’un bilan de base, incluant une hématologie complète, un profil biochimique avec le test SDMA d’IDEXX et les électrolytes, ainsi qu’une analyse d’urine complète.

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La SDMA est plus fiable que la créatinine car elle augmente plus tôt que la créatinine chez les chiens et les chats lors de maladie rénale.1-3,6 De plus, la SDMA n’est pas influencée par la masse corporelle maigre contrairement à la créatinine.4,5

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Un diagnostic précoce fournit l’opportunité d’agir en prenant les actions suivantes :

  • Investiguer pour une cause sous-jacente de la maladie rénale, en particulier les conditions traitables telles qu’une infection, une obstruction ou l’exposition à des toxines ou des médicaments potentiellement néphrotoxiques et pour rechercher des facteurs concomitants en évaluant l’état d’hydratation, la pression artérielle et la fonction thyroïdienne.
  • Gérer ou traiter des causes sous-jacentes ou des facteurs concomitants et mettre en œuvre des pratiques pour éviter des dommages éventuels aux reins, tels que prendre des précautions avec les médicaments prescrits et lors d’anesthésie générale.
  • Surveiller l’évolution du patient en fonction des traitements initiés pour les maladies sous-jacentes ou concomitantes.

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Les chats hyperthyroïdiens non traités ont un taux de filtration glomérulaire élevé et une perte de masse musculaire secondaire à leur hyperthyroïdisme, ce qui peut cacher une MRC sous-jacente.7 Le test IDEXX SDMA est un indicateur plus fiable de la fonction rénale que la créatinine dans les cas d’hyperthyroïdisme car, contrairement à la créatinine, ce test n’est pas affecté par la masse corporelle maigre et ne semble être que légèrement affecté par l’hyperfiltration.8

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Le test IDEXX SDMA aide souvent à prédire l’impact d’un traitement de l’hyperthyroïdie sur la fonction rénale et à identifier quels chats deviendront azotémiques après un traitement pour l’hyperthyroïdisme. Dans une étude récente, la concentration de SDMA était élevée chez environ la moitié des chats qui avaient une créatinine normale avant le traitement, mais devenaient azotémiques après initiation du traitement.8 Quoiqu’une concentration de SDMA qui serait normale avant le traitement n’exclut pas complètement la possibilité qu’un chat hyperthyroïdien développe une azotémie, elle est beaucoup plus fiable que la créatinine pour identifier les chats hyperthyroïdiens ayant une maladie rénale. Ainsi, des mesures appropriées peuvent être prises pour ces patients.

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Une élévation de la concentration de IDEXX SDMA indique une diminution de la fonction rénale résultant d’une lésion rénale aigue, une maladie rénale chronique ou les deux et ne devrait pas être ignorée. Une concentration de SDMA au-dessus des valeurs de référence requiert que des actions soient prises pour investiguer, gérer et surveiller en se référant à l’algorithme diagnostique du test IDEXX SDMA.

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La combinaison de ces résultats est très occasionnelle. L’hémolyse, si elle est présente, peut diminuer la concentration de SDMA. La SDMA et la créatinine peuvent être affectées par la variabilité biologique et la variabilité de l’analyse résultant en des fluctuations autour des limites supérieures des valeurs de référence; cela peut être observé avec une MRC stable bien contrôlée et les résultats vont vraisemblablement s’aligner à mesure que la maladie progresse. La créatinine peut dépasser l’intervalle de référence chez les chiens avec une forte musculature et une fonction rénale normale. La créatinine peut augmenter de façon artéfactuelle après la prise d’un repas.

Si une maladie rénale est toujours suspectée, une analyse d’urine complète devrait être effectuée sur tous les patients pour vérifier si la densité urinaire est faible et si on observe de la protéinurie ou d’autres indices de maladie rénale.

Si la concentration de IDEXX SDMA est élevée sur un profil pré-anesthésique en vue d’une chirurgie élective, il est recommandé de suivre l’algorithme diagnostique du test IDEXX SDMA pour déterminer si une maladie rénale est présente et suivre les recommandations pour l’investigation, la gestion et le suivi. Si une maladie sous-jacente ou concomitante est identifiée, le patient doit d’abord être traité et stabilisé de manière appropriée avant l’anesthésie. Si l’anesthésie est nécessaire pour une procédure d’urgence ou après qu’une maladie rénale ait été diagnostiquée, alors le protocole anesthésique devrait être ajusté afin de prévenir des dommages additionnels aux reins et préserver la fonction rénale.

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Le test Catalyst SDMA est disponible pour analyse en clinique en combinaison avec tout plaquette de biochimie ou comme test seul avec les analyseurs Catalyst Dx et Catalyst One. Avec les résultats disponibles lors de la visite du patient, les vétérinaires peuvent ainsi obtenir des réponses en temps réel avec un seul échantillon, en une seule analyse.

Chez les chiots, l’intervalle de référence du test IDEXX SDMA a été déterminé et il est légèrement plus élevé (0-16 ug/dl) que l’intervalle de référence de l’adulte (0-14 ug/dl). Une majorité des chiots (90%) ont des résultats qui s’inscrivent dans l’intervalle de référence de l’adulte et un autre 6% ont un résultat dans l’intervalle de référence élargi des chiots. Des études sur les intervalles de référence pour les chatons sont en cours et les résultats devraient être interprétés à la lumière des autres observations.

La cause de la légère augmentation de la concentration de la SDMA chez les chiots est inconnue en ce moment, mais les rôles physiologiques pour la méthylation de l’arginine, incluant la transduction du signal, l’épissage de l’ARN messager, le contrôle transcriptionnel, la réparation de l’ADN et la translocation des protéines pourraient être augmentés chez les animaux en croissance résultant en une augmentation de la production de SDMA.

Section 1 : À propos de la SDMA

La diméthylarginine symétrique (SDMA) est une forme méthylée de l’arginine, un acide aminé. La SDMA, tout comme la diméthylarginine asymétrique (ADMA), son isomère biologiquement actif, est produite par la méthylation intranucléaire de résidus L-arginine de diverses protéines régulatrices et est libérée dans le cytoplasme après la protéolyse. La SDMA est excrétée par les reins, tandis que l’ADMA est largement métabolisée.

Trois caractéristiques clés rendent le test IDEXX SDMA plus fiable que la créatinine.

  • Biomarqueur de la fonction rénale
    La diméthylarginine symétrique (SDMA) est excrétée par les reins. La SDMA reflète plus précisément le taux de filtration glomérulaire chez les chiens et les chats.1-3,6
  • Plus tôt que la créatinine
    La SDMA augmente dès qu’il y a 25% de perte de la fonction rénale,1 rendant ainsi la SDMA plus fiable lors de lésion rénale aiguë ou active et lors de maladie rénale chronique.1-3 La créatinine ne peut permettre de diagnostiquer un problème rénal que lorsque 75% de la fonction rénale est perdue.2,3
  • Spécifique de la fonction rénale
    La SDMA est moins influencée par des facteurs extra-rénaux que la créatinine, incluant la condition corporelle, l’âge avancé et la présence de maladie concomitante.4,5

La SDMA n’est également pas affectée par la masse musculaire, la rendant ainsi plus fiable pour évaluer la fonction rénale chez les animaux avec une maladie rénale chronique ou autres conditions résultant en une perte pondérale et musculaire, comme l’hyperthyroïdie.4,5

Non, IDEXX n’a pas découvert la SDMA. De nombreuses études publiées visaient à évaluer la SDMA comme biomarqueur de la fonction rénale.

Le test IDEXX SDMA est le seul test de dosage de la SDMA offert sur le marché qui a été validé pour l’utilisation chez les chiens et les chats1,13. Le test IDEXX SDMA est un immunoessai réalisé dans nos laboratoires par un appareil d’analyse biochimique à haut débit. Ainsi, nous sommes en mesure de fournir les résultats du dosage de la SDMA avec ceux du dosage de la créatinine dans le cadre de nos bilans biochimiques usuels.

La maladie rénale est fréquente chez les chiens et les chats, et il est largement accepté que les analyses diagnostiques la détectent tard. Chez IDEXX, nous nous consacrons à améliorer la santé et le bien-être des animaux de compagnie en fournissant aux médecins vétérinaires les outils et les tests nécessaires pour une pratique optimale. Diagnostiquer la maladie rénale plus tôt permet d’intervenir immédiatement et d’améliorer l’évolution clinique en investiguant les causes et les complications. Comme le dosage de la SDMA aide les médecins vétérinaires à diagnostiquer, à évaluer et à traiter la maladie rénale, nous avons jugé qu’il était important de l’ajouter à tous les bilans biochimiques que nous effectuons.

Le test Catalyst SDMA est disponible pour analyse en clinique en combinaison avec tout plaquette de biochimie ou comme test seul avec les analyseurs Catalyst Dx et Catalyst One. Avec les résultats disponibles lors de la visite du patient, les vétérinaires peuvent ainsi obtenir des réponses en temps réel avec un seul échantillon, en une seule analyse.

Section 2 : Comparaison du dosage de la SDMA aux autres tests visant à évaluer la fonction rénale

La SDMA est excrétée par les reins; par conséquent, si l’efficacité de la fonction rénale ou le TFG diminue, la concentration de SDMA augmente. Des études ont révélé une très forte corrélation entre la concentration de SDMA et le TFG (R2 de 0,82 chez les chats9; R2 de 0,85 chez les chiens1). L’un des avantages de doser la SDMA en plus de la créatinine (dont la concentration dépasse typiquement les valeurs de référence lorsque la réduction du TFG atteint 75 %2,3) est que la concentration de SDMA augmente en général dès que le TFG baisse de 40 %2,3. Dans certains cas, la concentration de SDMA augmente plus tôt, à partir d’une diminution du TFG de 25 %, ce qui représente une perte de fonction rénale de 25 %1,2.

La mesure de la clairance rénale demeure la norme pour estimer le TFG et évaluer la fonction rénale. Cependant, il s’agit d’un test coûteux et laborieux qui n’est pas souvent effectué en pratique.

  • Dosage de la créatinine
    Chez les animaux, la SDMA est un indicateur plus fiable et plus sensible de la fonction rénale que la créatinine. La concentration de SDMA augmente plus tôt que la concentration de créatinine chez les chiens et les chats souffrant de dommages rénaux aigus ou de maladie rénale chronique (MRC)1-3, et contrairement à la concentration de créatinine, la concentration de SDMA n’est pas influencée par la masse musculaire maigre4,5. La concentration de SDMA augmente en général dès que la fonction rénale diminue de 40 %, tandis que la concentration de créatinine n’augmente qu’à partir du moment où jusqu’à 75 % de la fonction rénale est perdue2,3. La créatinine est un produit du catabolisme musculaire; sa concentration est donc liée à la masse corporelle maigre, ce qui n’est pas le cas pour la SDMA.
  • Dosage de l’urée
    Le taux d’urée est aussi un marqueur tardif de la dysfonction rénale par comparaison à la concentration de SDMA. De plus, il peut être influencé à la baisse par une diminution de production lors d’une maladie hépatique et à la hausse par un repas riche en protéines ou un saignement gastro-intestinal, tandis que la concentration de SDMA ne fluctue qu’en fonction des variations du taux de filtration glomérulaire (TFG).
  • Densité urinaire
    La perte de la capacité à concentrer l’urine évolue avec la maladie et la dysfonction rénales, et elle devient apparente avant la hausse des taux de déchets métaboliques comme l’urée et la créatinine. Elle survient quand environ 67 % des néphrons sont atteints, mais cette proportion peut varier10. Quant à la concentration de SDMA, elle peut augmenter au début de la maladie rénale chez les patients chez qui la capacité à concentrer l’urine est maintenue. Des fluctuations naturelles de la densité urinaire sont fréquentes chez les animaux en santé, et elles sont influencées par la quantité d’eau consommée avant le prélèvement de l’urine. Une faible densité urinaire n’est pas spécifique d’une atteinte rénale et peut être associée à d’autres maladies (comme le diabète, une maladie hépatique ou la maladie de Cushing), tandis que la concentration de SDMA n’est influencée que par une variation du TFG. Le fait d’obtenir une concentration systématiquement élevée de SDMA d’après le test IDEXX et une urine insuffisamment concentrée indique qu’une maladie rénale est probable et justifie une action immédiate.
  • Rapport protéines:créatinine urinaire (UPC)
    Le rapport UPC est un test urinaire. Il est utilisé pour quantifier les protéines détectées dans l’urine une fois que la protéinurie transitoire, l’infection urinaire, l’inflammation et l’hématurie importante ont été éliminées. Le rapport UPC peut permettre de détecter la maladie rénale plus tôt que le dosage de la créatinine si la cible primaire de l’affection est le glomérule ainsi que dans certains cas de maladie tubulo-interstitielle. Cependant, il est fréquent que le rapport UPC demeure normal chez les animaux atteints de MRC, en particulier au début de la maladie quand la concentration de SDMA est susceptible d’être élevée. Une protéinurie persistante qui se traduit par un rapport UPC supérieur à 0,4 chez les chats et supérieur à 0,5 chez les chiens une fois les causes de protéinurie prérénale et postrénale éliminées est évocatrice d’une MRC glomérulaire ou tubulo-interstitielle, tandis qu’un rapport UPC supérieur à 2,0 est fortement évocateur d’une maladie glomérulaire11. Chez les animaux protéinuriques, le rapport UPC devrait être utilisé pour surveiller la progression de la maladie et la réponse au traitement.
  • Microalbuminurie
    La microalbuminurie (dosage de l’albumine dans l’urine) est un marqueur précoce dans certains cas de MRC. Des augmentations transitoires physiologiques sont fréquentes. Le test sera aussi positif lors d’inflammation des voies urinaires, des analyses supplémentaires visant à écarter une infection urinaire seront donc nécessaires, ou en cas d’hématurie importante. Une fois la nature persistante de la microalbuminurie établie et les possibilités de résultats faussement positifs éliminées, la microalbuminurie sera l’indicateur le plus précoce de maladie glomérulaire. Au début de la maladie glomérulaire lorsque le TFG peut être encore normal, la concentration de SDMA peut aussi demeurer normale. La microalbuminurie peut également être un indicateur précoce dans certains cas, mais pas tous les cas, de MRC tubulo-interstitielle, et la concentration de SDMA augmentera au fur et à mesure que le TFG diminuera. Un résultat positif pour la microalbuminurie devrait toujours être suivi de la mesure du rapport UPC pour obtenir une valeur quantitative. Il arrive souvent que le test de microalbuminurie et le rapport UPC soient normaux, en particulier au début de la MRC.

La SDMA est un outil plus fiable pour évaluer la fonction rénale et ses résultats devraient être évalués en premier, soit avant la créatinine. Cependant, la créatinine demeure toujours un complément à la SDMA pour évaluer la fonction rénale. Une évaluation complète des reins devrait inclure une anamnèse détaillée, un examen physique complet et l’évaluation d’un bilan de base, incluant une hématologie complète, un profil biochimique avec le test IDEXX SDMA et les électrolytes, ainsi qu’une analyse d’urine complète.

IDEXX inclut le dosage de la SDMA dans tous les bilans biochimiques faits en laboratoire, avec le dosage de la créatinine. Comme la concentration de créatinine est nécessaire pour la classification de la MRC selon l’International Renal Interest Society (IRIS), elle demeure importante pour la caractérisation clinique des patients souffrant de MRC.

Le test IDEXX SDMA est un test sérique et la concentration de SDMA est un marqueur fiable du taux de filtration glomérulaire (TFG); la concentration de SDMA augmente au fur et à mesure que la fonction rénale diminue, quelle que soit la cause sous-jacente. Le dosage de la SDMA est à la fois sensible et propre à la perte de fonction rénale. Contrairement au test IDEXX SDMA, la microalbuminurie et le rapport UPC sont des tests urinaires. Ils servent à détecter des protéines dans l’urine; comme ces protéines peuvent provenir de n’importe où dans les voies urinaires, il est important d’éliminer les résultats faussement positifs, en particulier les infections urinaires, l’inflammation et l’hématurie importante. Une protéinurie transitoire ayant une cause physiologique (comme un effort important, de la fièvre, l’exposition à des conditions extrêmes de chaleur ou de froid, ou le stress) doit d’abord être écartée et la persistance de la protéinurie doit être démontrée.

Les patients ayant une maladie glomérulaire peuvent présenter une protéinurie bien avant un changement significatif de leur TFG; chez ces patients, la concentration de SDMA pourrait donc rester normale jusqu’à ce que la maladie soit plus avancée et que le TFG diminue. Cependant, les patients ayant une maladie tubulo-interstitielle pourraient n’avoir qu’une légère protéinurie ou pas de protéinurie du tout; dans ces cas, la concentration de SDMA sera habituellement un indicateur plus précoce de MRC.

Le test de la microalbuminurie détecte de très faibles quantités de protéines dans l’urine. Un résultat positif au test de la microalbuminurie peut avoir une origine physiologique ou pathologique. En effet, une augmentation physiologique transitoire de la quantité de protéines dans l’urine peut se produire en présence de fièvre, d’un effort intense, de convulsions, d’exposition à des conditions extrêmes de chaleur ou de froid, ou de stress. Une protéinurie pathologique peut provenir de n’importe quelle régon des voies urinaires; par conséquent, les résultats faussement positifs sont fréquents, surtout en présence d’inflammation dans les voies urinaires. Ce n’est qu’une fois que l’infection urinaire, l’inflammation, l’hématurie importante et les causes non pathologiques ont été écartées et que la persistance a été établie que la microalbuminurie peut être considérée comme un indicateur précoce de maladie rénale. La microalbuminurie d’origine rénale est associée à une atteinte glomérulaire et à certains cas (mais pas tous les cas) d’atteinte tubulo-interstitielle. Le test IDEXX SDMA, quant à lui, est un test sérique. La SDMA est un biomarqueur du taux de filtration glomérulaire (TFG); sa concentration augmente dès que le TFG est réduit d’environ 40 % en moyenne2,3, peu importe l’étiologie sous-jacente de la maladie rénale.

Une étude publiée menée sur des chats a révélé que le dosage de la SDMA avait une sensibilité de 100 % et une spécificité de 91 % par rapport au test de référence, c’est-à-dire la mesure du taux de filtration glomérulaire (TFG). Il y a eu deux « faux positifs » durant l’étude, mais les deux chats présentaient une réduction du TFG de 25 % alors que la valeur seuil de maladie rénale établie pour cette étude était une réduction de 30 %.2

Non. Durant l’étude menée sur des chats mentionnée dans la réponse à la question 2.6, la sensibilité du dosage de la créatinine d’après les valeurs de référence du laboratoire n’était que de 17 %. De plus, lorsqu’on utilisait plutôt la valeur seuil de 1,6 mg/dL de l’IRIS pour la maladie rénale chronique (MRC) de stade 1, la sensibilité était meilleure, mais elle n’était que de 50 %2. La concentration de SDMA est plus fiable, car elle est mieux corrélée au taux de filtration glomérulaire (TFG) et est plus sensible que la concentration de créatinine. À IDEXX, nous avons établi les valeurs de référence pour la concentration de créatinine en menant une véritable étude de détermination des valeurs seuils auprès de chiens et de chats en santé conformément aux lignes directrices du Clinical and Laboratory Standards Institute (CLSI).8

Chaque laboratoire devrait établir ses valeurs de référence en réalisant une étude de détermination des valeurs seuils conformément aux lignes directrices du Clinical and Laboratory Standards Institute (CLSI). Le dosage des différents analytes est affecté par la méthode utilisée, y compris le type d’appareil d’analyse biochimique, les réactifs et les calibrateurs. Établir des valeurs de référence universelles pour un paramètre donné qui seraient applicables pour toutes les méthodes n’est pas possible. Les lignes directrices de classification de la maladie rénale chronique (MRC) de l’IRIS ont été conçues pour être utilisées après le diagnostic de la MRC. Le diagnostic devrait être fondé sur toutes les données cliniques, l’interprétation des résultats des analyses en fonction des données de référence fournies par le laboratoire et toute autre donnée diagnostique pertinente. Une fois que la MRC a été diagnostiquée et que la fonction rénale est stable, le stade de la maladie peut être déterminé au moyen des lignes directrices de l’IRIS et des valeurs seuils proposées pour la créatinine. Cela dit, les valeurs seuils pour la créatinine de l’IRIS ne remplacent pas les valeurs de référence du laboratoire; elles sont plutôt fournies aux fins de classification afin de faciliter la prise en charge de la MRC. À IDEXX, nous avons établi nos valeurs de référence pour la créatinine en menant une véritable étude de détermination des valeurs de référence chez des chiens et des chats cliniquement en santé conformément aux lignes directrices du CLS.8

La concentration de SDMA, qui est un biomarqueur de la fonction rénale, ne permet pas d’aider à localiser l’atteinte rénale ni à préciser la cause de la maladie rénale. Elle augmente avec la diminution du taux de filtration glomérulaire (TFG), qui reflète la fonction générale des néphrons, et ne semble pas affectée par l’emplacement ni l’étiologie de la lésion.

Section 3 : Notions de base sur la SDMA

La SDMA est plus fiable que la créatinine car sa concentration dans le sang augmente plus tôt que celle de la créatinine chez les chiens et les chats lors de maladie rénale1-3,6 De plus, la SDMA n’est pas influencée par la masse corporelle maigre contrairement à la créatinin.4,5

Un diagnostic précoce fournit l’opportunité d’agir en prenant les actions suivantes :

  • Investiguer pour découvrir une cause sous-jacente de la maladie rénale, en particulier des états pathologiques traitables tels qu’une infection, une obstruction ou l’exposition à des toxines ou à des médicaments potentiellement néphrotoxiques et pour rechercher des facteurs concomitants en évaluant l’état d’hydratation, la pression artérielle et la fonction thyroïdienne.
  • Prendre en charge ou traiter des causes sous-jacentes ou des facteurs concomitants et mettre en œuvre des pratiques pour éviter des dommages éventuels aux reins, telles que prendre des précautions avec les médicaments prescrits et lors d’anesthésie générale.
  • Surveiller l’évolution du patient en fonction des traitements instaurés pour les maladies sous-jacentes ou concomitantes,

Pour plus amples renseignements, consultez l'algorithme diagnostique du test IDEXX SDMA

Comme la SDMA est corrélée au taux de filtration glomérulaire (TFG), sa concentration augmente en présence d’un dommage rénal aigu ou d’une maladie active s’il y a une perte de fonction rénale. En effet, la concentration de SDMA augmente à partir d’une diminution de 40 % en moyenne du TFG2,3 (et dès une diminution de 25 % dans certains cas1,2), comparativement à la concentration de créatinine qui n’augmente que lorsque la réduction du TFG atteint 75 %2,3. Par conséquent, la concentration de SDMA augmente plus tôt en présence de dommage rénal aigu ou de maladie active comme la pyélonéphrite. Au moment où l’animal présente des signes cliniques et une concentration de créatinine élevée (azotémie), l’élévation de la concentration de SDMA sera évidente. Le dosage de la SDMA peut permettre de soupçonner l’apparition d’un dommage rénal iatrogène en clinique ou aider à confirmer une exposition à une toxine. Par exemple, dans le cas d’un chat pouvant avoir été exposé à des lys et hospitalisé pour le suivi d’uneatteinte rénale possible, une augmentation marquée de la concentration de SDMA confirmerait une altération du TFG. Cette altération dans le TFG serait fort probablement associée à un dommage aigu causé par la plante toxique, et justifierait une fluidothérapie et la poursuite de soins en clinique.

Les valeurs de référence pour les chiens et les chats sont les mêmes : 0-14 µg/dL. Elles ont été établies conformément aux lignes directrices du Clinical and Laboratory Standards Institute (CLSI) concernant l’établissement des valeurs de référence par une étude menée auprès d’animaux adultes (âgés de 1 an ou plus) considérés comme étant en santé d’après l’anamnèse et l’examen physique. Ces animaux n’avaient reçu aucun médicament à l’exception des médicaments préventifs usuels contre le ver du cœur et les parasites. Les animaux admis à l’étude étaient de tailles et de races diverses et il y avait autant de mâles que de femelles.12

Chez les chiots, il a été déterminé que les valeurs de référence du test IDEXX SDMA sont légèrement plus élevées (0-16 µg/dL) que les valeurs de référence de l’adulte (0-14 µg/dL). Une majorité des chiots (90 %) ont des résultats qui s’inscrivent dans les valeurs de référence de l’adulte et un autre 6 % ont un résultat se situant dans les valeurs de référence élargies des chiots. Des études sur les valeurs de référence pour les chatons sont en cours et les résultats devraient être interprétés à la lumière des autres observations.

La cause de la légère augmentation de la concentration de la SDMA chez les chiots est inconnue en ce moment, mais les rôles physiologiques pour la méthylation de l’arginine, incluant la transduction du signal, l’épissage de l’ARN messager, le contrôle transcriptionnel, la réparation de l’ADN et la translocation des protéines pourraient être augmentés chez les animaux en croissance résultant en une augmentation de la production de SDMA.

Il a été reconnu que de façon générale, les résultats médians pour la SDMA semblent légèrement plus élevés (environ 1 μg/dL) chez les greyhounds que chez les autres races. Cela dit, la plupart des greyhounds en santé ayant une fonction rénale normale auront un résultat de SDMA se situant dans les valeurs de référence. Soulignons qu’il est fréquent que la concentration de créatinine chez les greyhounds soit aussi un peu supérieure à la normale, possiblement en raison de leur importante masse musculaire. Par conséquent, chez les greyhounds, les concentrations de créatinine et de SDMA peuvent être proches ou légèrement au-dessus des valeurs de référence maximales, et les résultats pour ces deux paramètres devraient être interprétés ensemble avec une analyse d’urine complète.

Le test IDEXX SDMA n’a pas été validé pour d’autres espèces que les chiens et les chats et des valeurs de référence pour d’autres espèces n’ont pas été établies. Des projets visant à valider la SDMA et à établir des valeurs de référence pour d’autres espèces sont en cours. Cela dit, la concentration de SDMA sera fournie systématiquement pour tous les bilans biochimiques non spécifiques d’une espèce particulière. Pour les autres espèces que les chats et les chiens, aucune valeur de référence ne sera fournie et on précisera que le test IDEXX SDMA est un nouveau test de la fonction rénale des chiens et des chats et qu’aucune information n’est disponible à l’heure actuelle sur l’interprétation de la concentration de SDMA chez les autres espèces.

Tout résultat au test IDEXX SDMA indiquant une concentration supérieure à la valeur de référence maximale (plus de 14 µg/dL chez les chiens adultes et les chats; plus de 16 µg/dL chez les chiots) est considéré comme étant significatif. La plupart des animaux présentent au début de la maladie rénale une concentration de SDMA se situant entre la valeur de référence maximale et 20 µg/dL. Comme la concentration de SDMA augmente au fur et à mesure que la fonction rénale diminue, une concentration de SDMA supérieure à 20 µg/dL est typiquement observée dans les cas de maladie plus avancée, conjointement avec une augmentation de la concentration de créatinine. Moins de 1 % des résultats seront au-dessus de 50 µg/dL. Le test est linéaire jusqu’à 100 µg/dL.

L’expression « insuffisance rénale » est désuète – la terminologie actuelle désignant la maladie aiguë évolutive est « dommage rénal aigu » et la maladie chronique est « maladie rénale chronique » (MRC). Le système de classification de l’International Renal Interest Society (IRIS) devrait être utilisé pour classer la maladie chronique stable du stade 1 au stade 4. Consultez les lignes directrices de l’IRIS pour obtenir de plus amples renseignements. Le dosage de la SDMA représente un outil additionnel pour dépister la maladie rénale tôt chez les chiens et les chats. Une concentration de SDMA élevée d’après le test IDEXX SDMA devrait être évaluée, prise en charge et surveillée de façon à déterminer la probabilité d’une maladie rénale et si cette dernière est aiguë et active ou chronique.

La MRC est fréquente chez les chats âgés. La masse corporelle maigre diminue avec l’âge. La concentration de SDMA n’est pas affectée par la masse musculaire maigre contrairement à la concentration de créatinine, ce qui fait de la SDMA un indicateur plus fiable de la fonction rénale chez les chats âgés4,5. Par conséquent, en plus d’aider à diagnostiquer la MRC chez les chats âgés, le dosage de la SDMA devrait être utile pour surveiller la fonction rénale chez les chats atteints de MRC au fur et à mesure que la maladie progresse et que les chats continuent de perdre de la masse musculaire. La SDMA a été ajoutée aux lignes directrices de l’International Renal Interest Society (IRIS) comme paramètre d’appoint pour le diagnostic et la classification de la MRC. Comme la concentration de créatinine peut faire en sorte que le stade de la MRC soit sous-estimé chez les animaux maigres, le dosage de la SDMA peut aider à orienter le traitement en fonction du stade approprié de la maladie selon l’IRIS. Le dosage de la SDMA peut également aider à diagnostiquer un dommage rénal aigu ou chronique devant faire l’objet d’une évaluation et d’un traitement.

La concentration de SDMA est bien corrélée au TFG : elle augmente à partir d’une diminution de 40 % en moyenne du TFG2,3 (et dès une diminution de 25 % du TFG dans certains cas1). La baisse de capacité à concentrer l’urine apparaît généralement vers une diminution de 67 % du TFG en moyenne, mais cette proportion est variable. Par exemple, chez des chats chez qui la maladie rénale a été provoquée expérimentalement, on a noté une faible corrélation entre la concentration urinaire maximale et le TFG; d’ailleurs, la capacité à concentrer l’urine était toujours présente chez certains chats azotémiques malgré une baisse considérable du TFG10. En raison de l’absence de corrélation entre le TFG et la densité urinaire, on ne peut s’attendre à une corrélation linéaire entre la concentration de SDMA et la densité urinaire.

Cela dit, la concentration de SDMA augmente typiquement avant l’apparition de l’isosthénurie associée à la dysfonction rénale. Dans de nombreux cas de maladie rénale chronique (MRC), au début de la maladie, quand la concentration de SDMA est élevée alors que la concentration de créatinine demeure normale, le chien ou le chat présentera une densité urinaire inadéquate (par exemple, inférieure à 1 030 chez les chiens et inférieure à 1 035 chez les chats). Par contre, chez plus de 25 % des chiens et des chats qui ont une concentration de SDMA élevée, la capacité à concentrer l’urine sera inchangée parce que leur TFG n’est que légèrement réduit, ou en raison de la variabilité du moment où survient la perte de capacité à concentrer l’urine. Chez les patients qui présentent une hausse persistante de la concentration de SDMA et qui ne sont pas déshydratés, la maladie rénale est probable et doit faire l’objet d’une évaluation diagnostique même si on note que les reins sont toujours capables de concentrer l’urine.

Le dosage de la SDMA doit être effectué sur un échantillon de sérum (de préférence); un échantillon de plasma avec héparinate de lithium ou EDTA est aussi acceptable.

Des études ont montré que la nature lipémique ou ictérique d’un échantillon n’avait pas d’effet sur le résultat du test IDEXX SDMA, tout comme une hémolyse légère ou modérée13. Par contre, le résultat du test IDEXX SDMA pourrait être sous-estimé si l’échantillon est fortement hémolysé. De plus, bien qu’il soit rare que la concentration de SDMA ne puisse pas être mesurée dans les échantillons extrêmement hémolysés et lipémiques, il est toujours préférable, comme pour tout autre test de laboratoire, de soumettre des échantillons de qualité exempts d’hémolyse et de lipémie afin d’obtenir des résultats exacts.

ILe résultat du test IDEXX SDMA est inclus dans le bilan biochimique sans délai additionnel. Le dosage de la SDMA n’a pas d’effet sur le temps nécessaire pour obtenir les résultats d’un bilan biochimique courant. Les résultats des tests IDEXX SDMA réalisés seuls sont fournis quotidiennement.

La SDMA demeure stable pendant 4 jours à la température ambiante et pendant 14 jours au réfrigérateur1. Elle demeure également stable pendant des années dans les échantillons congelés qui ne subissent pas de cycles de décongélation et recongélation. Par conséquent, les échantillons de sang entier, de sérum ou de plasma récupérés dans la centrifugeuse ou sur le comptoir après être restés à la température ambiante durant 24 heures ou moins devraient être acceptables pour être soumis au test IDEXX SDMA.

Comme la SDMA est un analyte stable, il est possible de demander qu’un test IDEXX SDMA soit effectué sur un échantillon de sérum ou de plasma conservé au laboratoire de référence ou de soumettre un échantillon préalablement utilisé pour des tests effectués en clinique. Il est préférable d’interpréter le résultat du test IDEXX SDMA en premier avec des résultats pairés de dosage de la créatinine et une analyse d’urine complète.

Section 4 : La SDMA et les maladies non rénales

Une concentration de SDMA qui demeure élevée chez un patient non déshydraté est spécifique de la maladie rénale. La concentration de SDMA est fortement corrélée au taux de filtration glomérulaire (TFG) et elle augmente lorsque le TFG diminue. Par conséquent, en présence d’une azotémie prérénale ou postrénale et d’un TFG réduit, la concentration de SDMA augmenter.

La concentration de SDMA est un indicateur fiable de maladie rénale, à la fois sensible et spécifique, qui augmente à partir d’une réduction de 40 % en moyenne du TFG provoquée par le cancer ou une autre affection. Les animaux atteints d’un cancer qui présentent une concentration élevée de SDMA doivent être pris en charge avec prudence, car une atteinte de la structure des reins est souvent en cause et entraîne une MRC. De plus, le cancer accroît le risque de dommage rénal aigu associé à la maladie ou à son traitement. Les chiens et les chats souffrant d’un cancer ont souvent un TFG réduit, pour diverses raisons : infiltration néoplasique des reins, prédisposition à la déplétion plasmatique, syndrome de lyse tumorale, obstruction, septicémie ou néphrotoxicité des agents de chimiothérapie. La dysfonction rénale sera sous-diagnostiquée au début si on se fie à la concentration de créatinine, car cette dernière n’augmente que lorsque la réduction du TFG atteint 75 %. De plus, plusieurs facteurs liés au cancer peuvent altérer l’efficacité du dosage de la créatinine pour reconnaître une perte de la fonction rénale. En effet, la concentration de créatinine peut être moins fiable chez les patients atteints de cancer en raison d’une production réduite associée à la cachexie maligne, d’une diminution de la consommation de protéines, et peut-être même des agents de chimiothérapie; c’est pourquoi une biopsie rénale est souvent nécessaire pour confirmer la maladie rénale chez ces patients14-17. Bon nombre des facteurs extrarénaux qui influent sur le taux de créatinine n’ont aucun effet sur la concentration de SDMA.

Rarement, un animal atteint de cancer peut présenter une augmentation marquée de la concentration de SDMA qui semble disproportionnée par rapport aux autres marqueurs de la fonction rénale, et qui n’est pas associée aux signes cliniques qui accompagnent habituellement une réduction importante de la fonction excrétoire. On croit que des mécanismes autres que l’altération du TFG seraient à l’origine de la hausse de la concentration de SDMA chez ces patients. Une hypothèse activement étudiée à IDEXX veut que les cellules cancéreuses infiltrantes changent la sélectivité de la membrane basale glomérulaire du rein par une nouvelle voie enzymatique18, ce qui empêche la filtration de la molécule cationique de la SDMA, tandis que la filtration de la créatinine non polaire demeure inchangée. Ainsi, il se crée un écart important entre la SDMA et la créatinine. L’évaluation histopathologique d’échantillons prélevés chez 19 patients vétérinaires atteints de cancer ayant une concentration élevée de SDMA a confirmé que tous les patients présentaient des dommages rénaux structurels causés par l’infiltration de cellules néoplasiques.18

Si la déshydratation entraîne une azotémie prérénale se traduisant par une baisse du TFG, la concentration de SDMA devrait augmenter.

La concentration de SDMA est fortement corrélée au taux de filtration glomérulaire (TFG). Par conséquent, si le TFG d’un animal ayant une endocrinopathie est normal, le résultat du dosage de la SDMA sera aussi normal. IDEXX a évalué la SDMA chez plusieurs chiens atteints d’hyperadrénocorticisme confirmé et présentant une hyposthénurie ou une isosthénurie, et la concentration de SDMA chez ces chiens était tout à fait normale. Les résultats pour la SDMA étaient aussi normaux chez des animaux atteints de diabète mellitus confirmé ne présentant pas de signes de maladie rénale8. Ainsi, une concentration de SDMA élevée chez des patients souffrant de ces maladies endocriniennes indiquerait une maladie rénale concomitante.

Comme la concentration de SDMA augmente tôt au début de la maladie rénale chronique (dès une diminution du TFG de 40 % en moyenne2,3 et même de seulement 25 % dans certains cas1,2), il est peu probable qu’un animal dont la concentration de SDMA est normale présente des signes de PU/PD ou de diminution de la capacité à concentrer l’urine associés à une dysfonction tubulaire et à une perte de fonction des néphrons. Typiquement, les signes de PU/PD associés à une dysfonction tubulaire apparaissent lorsque la réduction du TFG est plus significative (de 67 % en moyenne) et lorsque la densité urinaire devient inadéquate (inférieure à 1 030 pour les chiens et inférieure à 1 035 pour les chats)10.

Chez les animaux souffrant de diabète insipide néphrogénique secondaire causé par un pyomètre, une bactériémie, des glucocorticoïdes ou une autre maladie métabolique, la concentration de SDMA devrait être normale étant donné que le TFG demeure normal. Parmi ces animaux, la densité urinaire inadéquate (hyposthénurie ou isosthénurie) est le résultat de la résistance tubulaire à l’hormone antidiurétique. Cependant, un patient souffrant de pyélonéphrite pourrait présenter certains aspects du diabète insipide néphrogénique, ainsi qu’une perte de fonction des néphrons causée par l’inflammation, ce qui ferait en sorte que la concentration de SDMA pourrait être normale ou élevée, selon l’importance de la diminution du TFG.

Non, la SDMA est spécifique de la fonction rénale et reflète de façon fiable le taux de filtration glomérulaire (TFG). La pancréatite à elle seule ne fait pas augmenter la concentration de SDMA, et il n’y a pas de corrélation entre le test IDEXX SDMA et les tests Spec cPL et Spec fPL, qui sont des marqueurs sensibles pour la pancréatite canine et féline respectivement. Chez des chats présentant des signes bien définis de maladie inflammatoire de l’intestin, la concentration de SDMA était corrélée avec le TFG seulement, et pas avec l’intensité de la maladie gastro-intestinale8. Au cours d’études menées parmi les humains, la concentration de SDMA n’était pas influencée par une réponse inflammatoire aiguë19, une maladie hépatique20,21, un accident vasculaire cérébral ni une maladie cardiovasculaire22,23 à moins d’une altération concomitante de la fonction rénale. L’observation d’une concentration de SDMA élevée chez un patient stable souffrant de maladie inflammatoire de l’intestin, de pancréatite ou d’une autre maladie systémique indique une baisse du TFG associée à la maladie rénale.

Les chats hyperthyroïdiens non traités ont un taux de filtration glomérulaire élevé et une perte de masse musculaire secondaire à leur hyperthyroïdie, ce qui peut cacher une MRC sous-jacente7. Le test IDEXX SDMA est un indicateur plus fiable de la fonction rénale que la créatinine dans les cas d’hyperthyroïdie, car, contrairement à la créatinine, ce test n’est pas affecté par la masse corporelle maigre et ne semble être que légèrement affecté par l’hyperfiltration.8

Le test IDEXX SDMA aide souvent à prédire l’impact d’un traitement de l’hyperthyroïdie sur la fonction rénale et à identifier quels chats deviendront azotémiques après le traitement de l’hyperthyroïdie. Dans une étude récente, la concentration de SDMA était élevée chez environ la moitié des chats qui avaient une créatinine normale avant le traitement, mais devenaient azotémiques après l’instauration du traitement8. Quoiqu’une concentration de SDMA qui serait normale avant le traitement n’exclue pas complètement la possibilité qu’une azotémie se développe chez un chat hyperthyroïdien, elle est beaucoup plus fiable que la créatinine pour identifier les chats hyperthyroïdiens ayant une maladie rénale. Ainsi, des mesures appropriées peuvent être prises pour ces patients.

Cette question n’a pas été étudiée de façon spécifique chez les animaux, mais il a été confirmé qu’il n’y a pas de corrélation entre les concentrations sériques d’arginine et de SDMA chez les chiens et les chats8. De plus, chez des femmes enceintes atteintes de prééclampsie, la supplémentation prolongée en L-arginine n’a eu aucun impact sur la concentration sérique de SDMA.24

Section 5 : Interprétation des résultats du test IDEXX SDMA et étapes suivantes

La maladie rénale est fréquente – on estime qu’une certaine forme de maladie se développera chez un chat sur 325 et un chien sur 1026 au cours de leur vie. Des études récentes indiquent que la maladie rénale serait encore plus fréquente qu’on le croyait, car elle aurait été jusqu’à maintenant sous-diagnostiquée27. Le test IDEXX SDMA aide à dépister la maladie rénale plus tôt chez un plus grand nombre d’animaux, et la prévalence augmente avec l’âge. Avec l’évolution de la maladie rénale, la concentration de créatinine va aussi augmenter.

  • Prévalence d’une concentration élevée de SDMA chez les chiens :
    Environ 11 % des chiens présentent une concentration élevée de SDMA. La prévalence augmente avec l’âge : elle est de seulement 7 % chez les chiens âgés de 1 à 6 ans et de 7 à 9 ans et de 11 % chez les chiens âgés de 10 ou 11 ans, puis elle augmente pour chaque année d’âge par la suite et passe de 16 % chez les chiens de 12 ans à 42 % chez les chiens de 15 ans et plus.8
  • Prévalence d’une concentration élevée de SDMA chez les chats :
    Environ 26 % des chats présentent une concentration élevée de SDMA. Comme pour les chiens, la prévalence augmente avec l’âge : elle est de 10 % chez les chats âgés de 1 à 5 ans, de 13 % chez les chats âgés de 6 à 9 ans, de 17 % chez les chats âgés de 10 ou 11 ans et de 24 % chez les chats âgés de 12 ou 13 ans, puis elle augmente pour chaque année d’âge par la suite et passe de 33 % chez les chats de 14 ans à 67 % chez les chats de 18 ans et plus.8

Une élévation de la concentration de SDMA indique une diminution de la fonction rénale résultant d’une lésion rénale aiguë, une maladie rénale chronique ou les deux et ne devrait pas être ignorée. Une concentration de SDMA au-dessus des valeurs de référence requiert que des actions soient prises pour investiguer, prendre en charge et surveiller en se référant à l’algorithme diagnostique du test IDEXX SDMA.

D’après le protocole IPS, il faut d’abord effectuer une analyse d’urine complète (si cela n’a pas déjà été fait).

SDMA ≥ 20 µg/dL

  • La maladie rénale est probable et vous devriez agir immédiatement conformément au protocole IPS (investiguer, prendre en charge et surveiller) de l’algorithme du test IDEXX SDMA, décrit ci-dessous.

SDMA entre 15 et 19 µg/dL

  • Vérifiez la présence d’autres signes de maladie rénale, tels que des signes cliniques ou observés à l’examen physique, une augmentation de la concentration de créatinine à l’intérieur des valeurs de référence ou une azotémie, des anomalies de l’urine (densité urinaire inadéquate, sédiment urinaire actif ou protéinurie), ou des résultats anormaux à l’imagerie des reins. La présence de tels signes indique que la maladie rénale est probable et qu’une action immédiate est requise conformément au protocole IPS décrit ci-dessous.
  • S’il n’y a aucun autre signe de maladie rénale, réévaluez la concentration de SDMA dans 2 à 4 semaines.
  • Au moment de la réévaluation, si la concentration de SDMA est toujours élevée, la maladie rénale est probable et vous devez agir immédiatement conformément au protocole IPS de l’algorithme du test IDEXX SDMA, décrit ci-dessous :
    • I — Investiguer pour trouver une cause sous-jacente de maladie rénale (en particulier une affection qui peut être traitée, comme une infection, une obstruction ou l’exposition à des toxines ou à des médicaments potentiellement néphrotoxiques) et pour éliminer les problèmes concomitants possibles en vérifiant l’état d’hydratation, la pression sanguine et la fonction thyroïdienne.
    • P — Prendre en charge ou traiter toute cause sous-jacente ou affection concomitante et s’assurer d’éviter tout dommage rénal futur (par exemple, en prenant des précautions lors de la prescription de médicaments ou de l’anesthésie).
    • S — Surveiller le patient de façon appropriée selon les traitements instaurés pour les maladies sous-jacentes ou les affections concomitantes.

Si les concentrations de SDMA et de créatinine sont à l’intérieur des valeurs de référence, la maladie rénale est peu probable. Par contre, si les concentrations de SDMA et de créatinine sont normales, mais près des valeurs de référence maximales ou augmentent tout en restant sous les valeurs de référence maximales, un début de maladie rénale ne peut être exclu. Une analyse d’urine complète devrait être effectuée pour confirmer que l’animal ne présente pas d’autre signe de maladie rénale.

La combinaison de ces résultats est très peu fréquente. L’hémolyse, si elle est présente, peut diminuer la concentration de SDMA. La SDMA et la créatinine peuvent être affectées par la variabilité biologique et la variabilité de l’analyse résultant en des fluctuations autour des limites supérieures des valeurs de référence; cela peut être observé avec une MRC stable bien contrôlée et les résultats vont vraisemblablement s’aligner à mesure que la maladie progresse. La créatinine peut dépasser les valeurs de référence chez les chiens présentant une forte musculature et une fonction rénale normale. La créatinine peut augmenter de façon artéfactuelle après la prise d’un repas.

Si une maladie rénale est toujours suspectée, une analyse d’urine complète devrait être effectuée pour vérifier si la densité urinaire est faible et si on observe de la protéinurie ou d’autres indices de maladie rénale.

Section 6 : Étapes suivantes à envisager lorsque la concentration de SDMA est élevée

Les changements touchant l’urine qui sont évocateurs de la maladie rénale comprennent les suivants (sans toutefois s’y limiter) :

  • Concentration inadéquate de l’urine—La densité urinaire est inférieure à 1 030 chez les chiens et inférieure à 1 035 chez les chats.
  • Protéinurie—Bien qu’il soit normal que l’urine contienne de petites quantités de protéines, la protéinurie peut être associée à une maladie rénale ou non rénale. En présence d’une protéinurie importante et d’un sédiment inactif, il convient d’obtenir le rapport protéines:créatinine urinaire (UPC) afin de quantifier la protéinurie aux fins d’évaluation et de suivi.
  • Glycosurie (sans hyperglycémie)—Une glycosurie rénale persistante peut indiquer un dommage tubulaire causé par une infection rénale (en présence de pyélonéphrite ou de leptospirose, par exemple), une intoxication (lanières de bœuf séché ou métaux lourds, par exemple) ou, moins souvent, une glycosurie rénale congénitale.
  • Sédiment urinaire actif—La présence de pyurie et de bactéries dans un échantillon d’urine prélevé de façon stérile est évocatrice d’une infection urinaire, et il convient d’envisager de faire une culture avec antibiogramme. La signification clinique de la présence de sang, de cristaux et de cellules épithéliales dépend de la méthode de prélèvement et de conservation de l’urine. La signification clinique de la présence de cylindres.

La leptospirose est une cause courante de dommage rénal aigu et de maladie hépatique associée à une vasculite. Elle peut aussi, quoique moins souvent, contribuer à une maladie inflammatoire chronique lorsque les patients sont minimalement symptomatiques. Le dépistage de la leptospirose est surtout indiqué chez les patients qui n’ont pas été vaccinés régulièrement contre cette maladie, qui ont des interactions avec des animaux sauvages ou accès à des sources d’eau infectées, ou dont l’anamnèse révèle des antécédents de maladie fébrile. L’analyse d’urine complète peut révéler une glycosurie, une protéinurie, des cylindres granulaires, une hématurie et une pyurie. Il est recommandé de tester pour détecter à la fois les antigènes (test RealPCR à partir d’un échantillon de sang entier et d’un échantillon d’urine) et les anticorps (test ELISA à partir d’un échantillon de sérum) pour Leptospira. Le risque de zoonose et l’évolution de la maladie justifient de procéder au dépistage de la leptospirose chez les patients atteints de maladie rénale aiguë ou chronique.

Le dépistage de la maladie de Lyme au moyen du test SNAP 4Dx Plus est indiqué chez tous les chiens protéinuriques. La néphrite associée à la maladie de Lyme peut prendre la forme d’une néphropathie avec perte de protéines aiguë, stable ou évolutive. Les signes en phase aiguë sont non spécifiques et peuvent comprendre des vomissements, de l’anorexie et de la léthargie. Certains chiens présentent des signes plus subtils ou chroniques, qui progressent lentement sur des semaines ou des mois. Les analyses d’urine révèlent une protéinurie, parfois accompagnée d’une densité urinaire variable, d’une hématurie, d’une pyurie, d’une bilirubinurie ou d’une glycosurie. Diagnostiquer la néphrite de Lyme tôt peut permettre de traiter avec succès cette complication souvent mortelle de la maladie de Lyme.

Le dépistage des maladies infectieuses couramment associées à une glomérulonéphrite au moyen du test SNAP 4Dx Plus est appuyé par les recommandations diagnostiques de l’IRIS28. Le test SNAP 4Dx Plus permet de dépister six maladies vectorielles : la maladie de Lyme, la dirofilariose, et les infections par Ehrlichia canis, Ehrlichia ewingii, l’infection par Anaplasma phagocytophilum et Anaplasma platys.

Le dépistage de l’infection rétrovirale est recommandé par l’American Association of Feline Practitioners pour tous les chats malades, quels que soient leur mode de vie, leurs antécédents ou leur statut viral antérieur29. L’infection par FeLV est un facteur de risque spécifique de glomérulonéphrite, et FeLV et FIV augmentent le risque de lymphome et de syndrome myéloprolifératif pouvant aussi contribuer à la glomérulonéphrite.

L’imagerie rénale est recommandée pour déceler des calculs urinaires, une pyélonéphrite, une dysplasie ou une néoplasie rénale, une glomérulonéphrite ou d’autres anomalies structurales pouvant contribuer à la maladie rénale. La prise en charge des calculs urinaires et le traitement de la pyélonéphrite sont indiqués pour améliorer l’issue clinique. La radiographie et l’échographie abdominale offrent la meilleure combinaison pour évaluer la taille et l’architecture des reins.

Il peut être utile de souligner que l’analyse d’urine est peu coûteuse si on tient compte de l’information qu’elle nous permet d’obtenir – elle offre donc beaucoup d’avantages à faible coût. Les résultats de l’analyse d’urine complète devraient faire partie des données de base de tous les bilans de santé effectués de façon préventive chez les animaux en santé et de façon diagnostique chez les chiens et les chats malades. Les patients atteints d’une maladie rénale présentent parfois peu de signes cliniques, et l’analyse d’urine peut corroborer la présence de la maladie rénale et possiblement aider à en déterminer la cause.

La concentration inadéquate de l’urine est l’une des observations les plus fréquentes lorsque la fonction rénale est réduite de 67 % environ10; c’est-à-dire à un stade où la concentration de SDMA est élevée, mais où l’azotémie n’est pas encore apparue. La protéinurie en absence d’inflammation ou d’hématurie importante justifie d’obtenir le rapport UPC. La présence de pyurie avec ou sans bactériurie justifie d’effectuer une culture d’urine avec antibiogramme. La présence de cristaux ou de cylindres pourrait aussi justifier d’autres analyses diagnostiques. Parfois le problème est seulement l’obtention d’urine. Pour les chiens, vous pourriez demander aux propriétaires d’apporter à la clinique un échantillon de la première urine du matin dans un contenant propre ou stérile. Pour les chats, le propriétaire peut apporter un échantillon prélevé dans une litière propre, ou il est parfois plus pratique de palper la vessie et d’obtenir un échantillon par cystocentèse (l’échoguidage n’est habituellement pas nécessaire).

Section 7 : Impact du dosage de la SDMA sur la prise en charge de la maladie rénale

Les lignes directrices de l’IRIS sur la MRC incluent maintenant la SDMA. En effet, le dosage de la SDMA a été reconnu par l’IRIS, un groupe international de 15 médecins vétérinaires indépendants ayant un intérêt particulier pour la néphrologie vétérinaire, comme un outil utile pour aider à diagnostiquer la MRC de stade 1 selon la classification de l’IRIS chez les chiens et les chats ainsi que pour aider à déterminer correctement le stade de la MRC parmi les animaux maigres. Les précisions ci-dessous au sujet de l’utilisation diagnostique et thérapeutique du dosage de la SDMA ont été ajoutées aux lignes directrices de 2015 de l’IRIS concernant la MRC.

La concentration de SDMA dans le sang (plasma ou sérum) pourrait être un biomarqueur de la fonction rénale plus sensible que la concentration de créatinine dans le sang. Une concentration de SDMA persistant au-dessus de 14 µg/dL indique une fonction rénale réduite et pourrait être une raison de considérer un chien ou un chat ayant une concentration de créatinine < 1,4 mg/dL ou < 1,6 mg/dL, respectivement, comme un animal atteint de MRC de stade 1 selon la classification de l’IRIS.

Chez les patients atteints de MRC de stade 2 selon la classification de l’IRIS et ayant un faible score d’état de chair, une concentration de SDMA ≥ 25 µg/dL pourrait indiquer que l’importance de la dysfonction rénale a été sous-estimée. Pour ces animaux, il convient de consulter les recommandations de traitement relatives à la MRC de stade 3.

Parmi les patients atteints de MRC de stade 3 selon la classification de l’IRIS et ayant un faible score d’état de chair, une concentration de SDMA ≥ 45 µg/dL pourrait indiquer que l’importance de la dysfonction rénale a été sous-estimée. Pour ces animaux, il convient de consulter les recommandations de traitement relatives à la MRC de stade 4.

Ces ajouts aux lignes directrices sont préliminaires; ils sont fondés sur les premières données concernant l’emploi de la SDMA chez des patients vétérinaires. Le comité de l’IRIS prévoit en faire une mise à jour complète lorsque les médecins vétérinaires auront acquis plus d’expérience avec la SDMA utilisée avec le marqueur établi, la créatinine, pour le diagnostic et le suivi thérapeutique de la MRC chez les chiens et les chats.

En apprendre davantage sur les lignes directrices de l’IRIS.

La concentration de SDMA est fortement corrélée au taux de filtration glomérulaire (TFG). Par conséquent, si un médicament améliore le TFG (p. ex. un diurétique), la concentration de SDMA devrait diminuer. À l’inverse, si un médicament fait baisser le TFG (p. ex. un sédatif qui cause de l’hypotension), la concentration de SDMA devrait augmenter.

Le test IDEXX SDMA est un test sensible de la fonction rénale qui aide à diagnostiquer la maladie rénale chez les chiens et les chats. En cas de dommage rénal aigu, la cause sous-jacente devrait être traitée de façon appropriée. Si l’animal souffre de maladie rénale chronique (MRC) et que ses concentrations de SDMA et de créatinine demeurent élevées, mais stables, il faut déterminer le stade de la maladie d’après le système de classification de l’IRIS. Par la suite, fiez-vous à votre expérience clinique de la prise en charge de la maladie rénale et aux lignes directrices de l’IRIS actuelles pour élaborer le plan de traitement approprié.

La diète est un élément clé de la prise en charge de la maladie rénale chronique (MRC) chez les chiens et les chats. Les diètes rénales renferment des quantités contrôlées de protéines et restreintes de phosphore, elles sont non acidifiantes et elles contiennent souvent un supplément d’antioxydants et d’acides gras oméga-3.

Afin de déterminer le moment opportun pour commencer à donner une diète rénale à un patient souffrant de MRC, fiez-vous à votre expérience clinique et consultez les lignes directrices de l’IRIS, concernant le traitement de la MRC. Selon la classification de l’IRIS de la MRC, il convient de prescrire une diète rénale dès le stade 1 si les animaux présentent une protéinurie rénale persistante (rapport UPC supérieur à 0,4 chez les chats et à 0,5 chez les chiens) ou à partir du stade 2.

Il y a de plus en plus de données qui indiquent qu’une diète favorisant la santé rénale pourrait aussi être bénéfique pour les animaux non protéinuriques atteints de MRC de stade 1 selon la classification de l’IRIS. Deux études publiées récemment révèlent qu’une diète favorisant la santé rénale a eu des bienfaits chez des chiens et des chats en début de MRC30,31. Les animaux qui recevaient une diète conçue pour favoriser le vieillissement en santé étaient plus susceptibles de démontrer une fonction rénale stable ou supérieure à celle des chiens qui recevaient une diète choisie par leur propriétaire. Une autre étude récente menée auprès de chiens atteints de MRC de stade 1 selon la classification de l’IRIS qui ont reçu une diète rénale pendant 1 an a montré que les animaux acceptaient volontiers leur nourriture et que leur fonction rénale s’était améliorée.32

L’idéal est de commencer à donner la diète rénale au moment opportun le plus tôt, car la transition à une nouvelle alimentation réussit mieux pendant que l’animal a encore un bon appétit. Le maintien du poids et de la masse musculaire est essentiel pour une prise en charge réussie de la MRC, et cela est surtout possible par un apport calorique adéquat.

Oui, il y a deux études publiées largement acceptées menées chez des chats atteints de MRC de stade 2 ou 3 selon la classification de l’IRIS qui recevaient une diète de maintien ou une diète rénale. Dans l’une des études, les chats qui recevaient la diète rénale ont survécu 2,4 fois plus longtemps que les chats qui recevaient la diète de maintien (633 jours en moyenne comparativement à 264 jours)33. Dans l’autre étude, les chats ont été suivis pendant 2 ans; durant cette période, aucun des chats qui recevaient la diète rénale n’a eu une crise d’urémie (maladie grave secondaire à la maladie rénale) ou n’est mort à cause de la maladie rénale, tandis que chez les chats qui recevaient la diète de maintien, 26 % ont fait une crise d’urémie et 22 % sont morts à cause de la maladie rénale34. Une étude similaire menée chez des chiens a révélé que le risque de crise d’urémie était réduit de 75 % chez les chiens qui recevaient une diète rénale; de plus, à la fin de la période de 2 ans, 65 % des chiens qui recevaient la diète de maintien étaient morts de la maladie rénale comparativement à 33 % des chiens qui recevaient une diète rénale. Ces derniers ont vécu au moins 13 mois de plus que les chiens qui recevaient la diète de maintien.35

La concentration de SDMA est fortement corrélée au taux de filtration glomérulaire (TFG). Le TFG peut varier selon la diète chez les chiens et les chats, et la SDMA varie en conséquence. Cependant, contrairement au taux d’urée, on ne croit pas que la concentration de SDMA est affectée par le contenu protéique de la diète ni par un saignement gastro-intestinal sans lien avec le TFG.

Les AINS, les autres médicaments potentiellement néphrotoxiques et les médicaments éliminés principalement par excrétion rénale devraient être évités si possible, ou utilisés très prudemment si nécessaire, chez les animaux dont la fonction rénale est altérée.

Si des AINS sont nécessaires pour maintenir la qualité de vie d’un patient atteint de MRC, ils doivent être employés avec une extrême prudence. Des AINS ne devraient jamais être administrés aux patients souffrant d’un dommage rénal aigu. Il faut renseigner les propriétaires d’animaux de façon claire et précise sur les AINS prescrits.

Si un AINS doit être utilisé chez un animal souffrant de MRC, il faut idéalement36 :

  • essayer d’abord d’autres stratégies de soulagement de la douleur, comme des opioïdes, une perte de poids et des nutraceutiques;
  • administrer la plus faible dose efficace ou opter pour un emploi intermittent;
  • éviter les autres facteurs de risque pendant le traitement par l’AINS, comme l’anesthésie générale, la carence en sel, l’emploi de diurétiques, la déshydratation et autres;
  • choisir un AINS associé à un faible risque de toxicité gastro-intestinale pour éviter la déshydratation secondaire à un trouble gastro-intestinal;
  • surveiller la survenue de changements touchant l’activité hépatique ou la fonction rénale après l’instauration du traitement par l’AINS ainsi qu’avant et après chaque ajustement de la dose par un bilan sanguin et une analyse d’urine complète;
  • cesser d’administrer l’AINS si une toxicité est soupçonnée ou confirmée.

Si la concentration de SDMA est élevée sur un profil pré-anesthésique en vue d’une chirurgie élective, il est recommandé de suivre l’algorithme diagnostique du test IDEXX SDMA pour déterminer si une maladie rénale est présente et suivre les recommandations pour l’investigation, la prise en charge et la surveillance. Si une maladie sous-jacente ou concomitante est diagnostiquée, le patient doit d’abord être traité et stabilisé de manière appropriée avant l’anesthésie. Si l’anesthésie est nécessaire pour une procédure d’urgence ou après qu’une maladie rénale ait été diagnostiquée, le protocole anesthésique devrait être ajusté afin de prévenir des dommages additionnels aux reins et préserver la fonction rénale.

L’hypovolémie, l’hypotension, la déshydratation, l’hypoprotéinémie (pression oncotique colloïdale basse) et les anomalies concernant les électrolytes ou l’équilibre acido-basique devraient être corrigées avant l’anesthésie dans le but de s’assurer que les reins recevront suffisamment d’oxygène. Pour ce faire, on met l’accent sur le maintien de la circulation et de la capacité de transport d’oxygène en fournissant une fluidothérapie intraveineuse et une oxygénothérapie avant et durant l’anesthésie ainsi qu’au réveil. La pression artérielle, la fréquence cardiaque, le rythme cardiaque, l’oxygénation et la ventilation doivent faire l’objet d’une surveillance rigoureuse et il convient d’utiliser un système de réchauffement actif pour maintenir la température corporelle du patient. Des narcotiques peuvent être administrés pour soulager la douleur au besoin.37

Section 8 : Utilisation du test IDEXX SDMA pour le suivi des patients atteints de maladie rénale

Consultez la section 5 (« Que dois-je faire si la concentration de SDMA est élevée? ») pour en apprendre davantage. Le suivi d’un animal qui a une concentration de SDMA élevée est dicté par le plan de traitement des maladies sous-jacentes ou concomitantes diagnostiquées, s’il y a lieu. Si le patient est stable et qu’aucune maladie sous-jacente ou concomitante n’a été diagnostiquée, la première réévaluation devrait avoir lieu après 2 à 4 semaines selon l’algorithme du test IDEXX SDMA. Lors de la réévaluation initiale, si la concentration de SDMA est revenue à la normale, il est probable que la fonction rénale soit redevenue normale ou se soit au moins améliorée, et la pertinence de faire un suivi dépend de l’état clinique de l’animal et des traitements qui ont été prescrits s’il y a lieu. Si la concentration de SDMA demeure élevée, mais stable, la maladie rénale chronique (MRC) est diagnostiquée – il convient alors d’en déterminer le stade selon la classification de l’International Renal Interest Society (IRIS) et de la traiter de façon appropriée. Si la concentration de SDMA continue d’augmenter, un dommage rénal actif est probable et d’autres analyses diagnostiques devraient être envisagées pour préciser la cause et orienter le traitement.

Comme la SDMA est corrélée spécifiquement avec le taux de filtration glomérulaire (TFG), la concentration de SDMA diminuera si la fonction rénale s’améliore avec le traitement et augmentera si la fonction rénale diminue malgré le traitement. En général, on peut s’attendre à des variations similaires des taux d’urée et de créatinine. Cela dit, étant donné que le taux d’urée est davantage affecté par des facteurs prérénaux (comme la diète et l’état d’hydratation), la variation du taux d’urée peut être moins spécifique et plus difficile à interpréter durant le traitement. Les concentrations de SDMA et de créatinine sont influencées de façon significative par la diète seulement si le TFG change, et ne sont pas indépendantes du TFG comme le taux d’urée. Par ailleurs, la concentration de SDMA, contrairement à la concentration de créatinine, n’est pas affectée par les variations de la masse corporelle maigre4,5; elle constitue donc un indicateur plus sensible et plus fiable de la fonction rénale, étant donné que la perte de masse musculaire maigre est fréquente chez les patients atteints de MRC avancée. Par conséquent, le test IDEXX SDMA est utile pour le suivi des patients souffrant de MRC, en particulier pour ceux qui présentent une atrophie musculaire.

Le dosage de la SDMA a été ajouté aux lignes directrices de l’International Renal Interest Society (IRIS) comme outil pour aider à diagnostiquer la MRC et pour en orienter la prise en charge. Comme la gravité de la MRC peut être sous-estimée chez les animaux maigres si on se fie seulement au taux de créatinine, le dosage de la SDMA peut préciser la détermination du stade de la MRC et faire en sorte que les animaux soient traités de façon appropriée. Consultez les lignes directrices de l’IRIS pour obtenir de plus amples renseignement.

La concentration de SDMA, tout comme la concentration de créatinine et le taux de filtration glomérulaire (TFG), peut avoir une variabilité biologique de 15 à 20 % d’une mesure à l’autre chez un même patient sur une période d’une semaine ou plus1. Par conséquent, un changement doit être plus important que ce pourcentage pour indiquer une différence réelle et significative. Par exemple, en tenant compte d’une variabilité biologique de 20 %, un résultat initial pour la SDMA de 14 µg/dL pourrait être suivi d’un deuxième résultat oscillant entre 11 et 17 µg/dL qui s’expliquerait par la variabilité biologique seulement, tout comme une concentration de créatinine de 1,5 mg/dL pourrait varier de 1,2 à 1,8 mg/dL.

Si le patient est cliniquement stable et qu’il ne présente aucun changement clinique évident, si aucun traitement ni changement de diète n’a été effectué, et si la concentration de SDMA est normale lors de la réévaluation et qu’elle a baissé de moins de 20 % par rapport à la concentration initiale, la variation s’explique probablement par la variabilité biologique inhérente à la fonction rénale. La concentration de SDMA, tout comme la concentration de créatinine et le taux de filtration glomérulaire (TFG), peut varier de 15 à 20 % d’une mesure à l’autre chez un même patient sur une période d’une semaine ou plus1.

Si l’évaluation initiale n’a révélé aucune anomalie urinaire ni aucun signe de maladie rénale, il est probable que la fonction rénale soit redevenue normale. Faites un suivi des maladies sous-jacentes ou concomitantes s’il y a lieu. Envisagez de réexaminer le patient et de réévaluer sa fonction rénale dans 4 à 6 mois, ou plus tôt si de nouveaux signes cliniques de maladie rénale apparaissent.

Si des anomalies urinaires ou d’autres signes de maladie rénale ont été constatés lors de l’évaluation initiale, la maladie rénale demeure probable et il convient d’exercer un suivi conformément au plan original. Si aucune anomalie urinaire n’a été observée, le patient est probablement atteint de maladie rénale chronique (MRC) stable et vous pouvez exercer un suivi conservateur et le réévaluer dans 2 ou 3 mois, ou plus tôt si des signes de progression de la maladie ou des anomalies urinaires apparaissent.

Déterminez d’abord si le patient perd du poids. La concentration de SDMA n’est pas affectée par les variations de la masse corporelle maigre, alors que la concentration de créatinine l’est4,5. Chez un animal âgé ou maigre, la concentration de SDMA est un marqueur plus fiable et sensible de la fonction rénale que la concentration de créatinine1-3. Cela dit, des variations de la concentration de SDMA allant jusqu’à 20 % pourraient s’expliquer par la variabilité biologique1; des changements plus importants sont plus susceptibles de révéler une réelle progression de la maladie rénale.

Un examen physique complet (comprenant la détermination des scores d’état de chair et de masse musculaire), une anamnèse détaillée (comprenant la vérification de l’accès à des médicaments ou substances potentiellement néphrotoxiques) et une analyse d’urine complète (si une analyse d’urine n’a pas déjà été réalisée) sont recommandés pour essayer de déterminer si un dommage rénal actif est présent et à l’origine de l’évolution de la maladie. Cette évaluation pourrait aussi permettre de détecter une maladie sous-jacente ou concomitante qui n’avait pas été diagnostiquée auparavant.

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